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Graphiste : des passionnés au service de l’entreprise

Au même titre que photographe ou encore cuisinier, graphiste est assurément un métier de passionnés. Alliant à la fois esprit créatif et maîtrise technique (PAO), le graphiste  met son sens artistique au service des intérêts de son client.  Ainsi  le métier de graphiste est plus exigeant qu’il n’y parait, il nécessite beaucoup de travail et une capacité à comprendre les besoins de ses clients et à les traduire en images. C’est donc un métier dont on sous-estime parfois la difficulté.  Zoom sur cette profession entre passion et incompréhension.

Graphiste
Graphiste

N’est pas graphiste qui veut

Contrairement à ce que certains pensent, être graphiste ce n’est pas simplement de la mise en page ou de la création de visuels. Le graphiste est un spécialiste de l’image et de l’univers graphique. Il a pour mission de traduire une idée, un message, en image ou logo. Cela demande donc de comprendre les besoins du client et les valeurs de la marque. C’est pourquoi il est nécessaire de faire de longues études (écoles de design ou d’art appliqués) pour comprendre et adapter une pensée en image.
En plus de cette capacité d’interprétation, le graphiste doit maitriser les principaux logiciels de PAO (Publication Assisté par Ordinateur) tels que Photoshop, Indesign, Illustrator…

Il est d’ailleurs possible de se former à ces logiciels et à ce métier au travers de diverses formations:

  • BTS communication visuelle
  • DNAT Diplôme National d’Art et Technique
  • DSAA Diplôme Supérieur d’Art Appliqué

 

Le graphiste, un professionnel en mal de reconnaissance  

Comme le souligne David Gaborit sur son blog, il n’est pas rare de voir “dans la rue d’énormes 4×3 dénués de structure, avec un graphisme absent ou laissé pour compte”.  Cela illustre que le graphiste doit parfois sacrifier l’esthétisme aux contraintes matérielles, aux objectifs commerciaux ou aux exigences de performance.   A l’aire d’Internet, les informations visuelles sont vues et comprises en quelques secondes. Les annonceurs veulent avant tout que leur message soit visible.  L’enjeu est de faire émerger son message de la masse d’informations que reçoit le client final. Le travail du graphiste a donc tendance à être mis de côté pour privilégier l’aspect commercial et marketing du message.

Ainsi, les images et visuels sont de plus en plus épurés et le fond est sacrifié au profit de la forme. “Vite et pas cher” voilà ce que demandent de plus en plus les sociétés aux graphistes.

Clivage entre réalité et préjugés

Graphiste
Graphiste

La difficulté du métier de graphiste est de bien communiquer sur les délais pour la réalisation d’un travail afin de ne pas se laisser déborder par les demandes de ses clients. Il faut “éduquer” ses clients. En effet, certains pourraient penser que la réalisation d’un logo ne nécessite qu’une heure de travail, oubliant de prendre en compte toute la phase de recherche, de réflexion et de retravail nécessaire à sa conception. Cette tendance  se trouve renforcée par la concurrence de certains sites internet proposant notamment la création de logos ou visuels en moins d’une heure, et ce, pour 50€ seulement. Or, il est bien évidemment impossible de concevoir un logo répondant à toutes les exigences d’un annonceur  en si peu de temps.  Si l’on veut un logo efficace et cohérent avec l’image de marque, plusieurs heures de travail sont nécessaires.

Il n’est d’ailleurs pas rare de voir sur internet (réseaux sociaux et forums) des demandes telles que : “recherche graphiste pour création gratuite” ou encore “cherche graphiste pas cher”.

Il semble que la perception du métier de graphiste souffre de la concurrence des sites internet  et de l’accès plus facile aux logiciels de PAO. En effet, de plus en plus de personnes maîtrisent de manière assez basique ces logiciels et sont capables de retoucher leurs photos avec Photoshop par exemple. De ce fait, le métier de graphiste  apparaît plus simple et accessible qu’il ne l’est et la valeur ajoutée du professionnel n’est plus aussi évidente alors qu’elle est bien réelle.

Le métier de graphiste s’exerçant généralement en freelance (Seulement 823 offres d’emploi graphiste salarié en France*), cette devalorisation de leur travail est donc très préjudiciable pour eux. Difficile d’être rémunéré à sa juste valeur avec de tels préjugés et de telles pratiques. Ainsi les graphistes s’opposent fortement au mouvement “gratuiste”.

Le métier de graphiste est exigeant puisqu’il demande de posséder des compétences variées telles que la créativité, la capacité d’écoute et d’échange et un sens marketing.  Malgré certains préjugés et le manque de reconnaissance, graphiste n’en est pas moins un métier passionnant qui échappe à la routine. Chaque demande ; chaque client est différent et tout projet est une nouvelle aventure.  En plus de la rémunération, c’est la fierté de voir son travail mis en pratique qui récompense le graphiste. Voir sa création appréciée par le grand public n’est-elle pas au final une belle récompense ?

 

Sources:

*www.adzuna.fr: Plus de 50% des offres d’emploi de graphiste en France sont situées en Ile de France.
** http://golem13.fr/gratuiste/