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Forte diminution de la demande de francophones au Royaume-Uni

La demande de travailleurs bilingues et notamment francophones au Royaume-Uni est en forte baisse depuis 2016, mais le français reste la deuxième langue étrangère la plus sollicitée pour les offres d’emploi outre-Manche.

Sur la base de plus de quatre millions d’offres d’emploi, le moteur de recherche d’emploi international Adzuna.fr a analysé la demande de langues étrangères pour les offres d’emploi au Royaume-Uni. Réalisée en mars 2019, l’étude s’intéresse également à l’évolution depuis février 2016, date du référendum sur le Brexit.

Diminution de 39,5 % des offres d’emploi pour les francophones depuis février 2016. Le français est davantage en recul que la plupart des langues européennes, avec en moyenne une baisse de 35,4 % de la demande des langues européennes ces trois dernières années. On remarque cependant des disparités géographiques dans la diminution des offres d’emploi entre les pays du Royaume-Uni.

L’Irlande du Nord a observé une chute vertigineuse des offres d’emploi pour les francophones de 90 %, tandis que la baisse dans les autres pays est moins marquée : -45 % pour l’Écosse, -30 % pour l’Angleterre et -27 % pour le Pays de Galles.

Une hausse de la demande du français à l’extérieur de Londres.  Parmi toutes les langues européennes souhaitées dans les offres d’emploi britanniques, le français occupe la deuxième place après l’allemand, suivi de l’espagnol et de l’italien. Les secteurs du commerce international, du tourisme et de l’enseignement sont les plus demandeurs de candidats francophones.

Londres est le premier recruteur de travailleurs polyglottes avec plus d’un tiers d’offres d’emploi francophones en 2019. En 2016, 60 % des offres francophones du Royaume-Uni concernaient uniquement la ville de Londres, contre seulement 37 % aujourd’hui. En effet, Londres a vu une diminution de 38 % d’offres d’emploi de ce type, alors que certaines villes du nord de l’Angleterre recrutent davantage de francophones, comme Manchester, Birmingham et Leeds.

Thomas de Schuyter, Country Manager d’Adzuna.« Le marché du travail pour les personnes souhaitant mettre à profit leur connaissance du français au Royaume-Uni n’est pas optimal à l’heure actuelle. Il est probable que les incertitudes entourant le Brexit incitent les employeurs britanniques à temporiser avant de chercher à attirer des talents de l’étranger. Cela dit, les francophones ont encore de nombreuses opportunités à Londres, ainsi que dans d’autres grandes villes. »

Qu’en est-il des autres langues européennes ? La baisse la plus importante observée concerne la demande des langues d’Europe de l’Est. Par exemple, la demande de russe est en net recul, avec -79 % depuis 2016, tandis que le polonais subit une baisse de 57,8 %. L’italien (-15,14 %), l’allemand (-22,3 %) et le néerlandais (-22,52 %) sont les trois langues les moins affectées. En ce qui concerne l’espagnol, la baisse subie est comparable au français, avec une chute de plus d’un tiers des demandes à -44,41 %.